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  • Excursion bateau Majorque 2026 : nos 12 sorties en mer pour choisir entre catamaran et speedboat

    Excursion bateau Majorque 2026 : nos 12 sorties en mer pour choisir entre catamaran et speedboat

    Excursion bateau Majorque 2026 : nos 12 sorties en mer pour choisir entre catamaran et speedboat

    Majorque se comprend mieux depuis le pont d’un bateau que depuis un transat. À 9h, quand la lumière glisse encore doucement sur la Tramuntana et que la mer est une nappe presque lisse, on voit enfin la vraie géographie de l’île : falaises, criques, posidonies, villages accrochés aux pentes.

    En 2026, l’excursion en bateau est devenue le réflexe des voyageurs qui veulent dépasser la carte postale. Catamarans confort pour familles et groupes, speedboats nerveux pour avaler les criques, ferries côtiers pour marier mer et montagne : l’offre s’est densifiée, les prix se sont clarifiés et les meilleurs opérateurs affichent des notes supérieures à 4,5/5 avec des réservations chaque semaine.

    Ici, chez {{ brand_name }}, on ne va pas vous lister tous les bateaux qui flottent autour de l’île. On a retenu 12 sorties en mer qui racontent vraiment Majorque : des itinéraires précis, des ambiances assumées, et un comparatif clair entre catamaran (4-6h, 50-80€ en moyenne) et speedboat (1-3h, 30–60€). Avec, à la clé, de quoi réserver sans se tromper, surtout entre avril et octobre, quand les pontons ne désemplissent pas.

    1. Grand catamaran d’Alcúdia à la côte de Formentor

    Pour comprendre pourquoi tout le monde parle de la côte nord, il faut la longer en catamaran. Départ du port d’Alcúdia, voile hissée dès que le vent de Tramuntana le permet, et la baie s’ouvre sur les falaises de Formentor. Le bateau file assez lentement pour sentir l’odeur de pin quand on s’approche des calas, avec deux ou trois arrêts baignade au programme et souvent un déjeuner simple mais généreux à bord.

    C’est l’excursion bateau Majorque la plus complète pour une première fois : environ 5 heures, de quoi alterner masque-tuba, sieste sur les filets et observation de la côte. Comptez en général 60 à 75 € par adulte, avec tarifs enfants allégés. Idéale d’avril à octobre pour les familles et groupes d’amis qui veulent du confort et de la stabilité, pas de rodéo : la largeur du catamaran absorbe bien la houle du nord. Si vous venez en voiture, laissez-la sur un parking en retrait et terminez à pied : chercher une place au port en plein été peut vous faire rater le départ.

    2. Catamaran chill & BBQ de Palma à Cala Vella

    Depuis Palma, la meilleure manière d’échapper aux terrasses trop pleines de la vieille ville, c’est de monter sur un catamaran qui passe devant la cathédrale avant de glisser vers le sud. En moins d’une heure, les immeubles disparaissent, remplacés par des falaises claires et des criques comme Cala Vella ou Cala Blava, où l’eau prend ce turquoise presque irréel à la mi-journée.

    Ambiance lounge plus que sportive : transats, filets au soleil, barbecue préparé sous vos yeux, musique en fond mais rarement agressive sur les sorties diurnes. Pour 4 à 5 heures de navigation, prévoyez 70 à 85 € par adulte selon la saison, repas inclus. C’est le bon compromis pour ceux qui dorment à Palma et ne veulent ni louer de voiture ni passer la journée dans un beach club. Réservez surtout les départs de fin d’après-midi en haute saison : ils partent vite, et le retour avec la cathédrale qui s’illumine vaut le léger supplément demandé.

    3. Voilier intimiste vers le cap de Formentor depuis Port de Pollença

    À l’opposé des grands catamarans, quelques voiliers au départ de Port de Pollença jouent la carte du petit comité : 8 à 12 personnes maximum, parfois moins quand on privatise. Le rythme est celui du vent, pas du programme minuté. On remonte doucement vers le cap de Formentor, on coupe le moteur dès que possible, et le seul bruit qui reste est celui de l’eau sur la coque.

    Pour couples, petits groupes et voyageurs qui préfèrent parler avec le skipper plutôt qu’avec l’animateur micro à la main, c’est une belle option. Les sorties durent souvent 4 heures, autour de 80 à 100 € par personne, plus chères que les gros catamarans mais plus personnelles. Évitez si vous êtes sujets au mal de mer sévère : un voilier bouge plus qu’un catamaran. La lumière de fin de journée sur le cap est superbe au printemps et en septembre, quand le soleil descend plus tôt et que la mer a gardé sa chaleur.

    4. Dauphins au lever du jour au large d’Alcúdia

    Le réveil à 5h30 a rarement autant de sens. Depuis Alcúdia, certains catamarans partent avant l’aube pour aller chercher les premiers filets de lumière à l’horizon, là où les dauphins suivent les bancs de poissons. On avance en silence, café fumant à la main, pendant que la côte se découpe en ombre chinoise.

    Les observations ne sont jamais garanties, mais les chances sont bonnes en pleine saison, surtout quand la mer est calme. L’excursion dure 3 heures environ, souvent entre 55 et 70 €. Le catamaran reste le meilleur choix ici : plus stable, moins bruyant qu’un speedboat, donc plus respectueux des animaux. À éviter avec de très jeunes enfants ou ceux qui ne pardonneront pas l’absence de dauphins ; parfait pour les amateurs de nature prêts à jouer le jeu. Pensez coupe-vent même en été : au grand large, l’air reste frais à l’aube.

    5. Bateau à fond de verre entre Alcúdia et Playa de Muro

    Pour ceux qui veulent voir les fonds sans mettre la tête sous l’eau, les bateaux à fond de verre d’Alcúdia et Playa de Muro sont une petite initiation à la Méditerranée. Coque large, deux niveaux, et au centre, des fenêtres plongées dans la mer qui laissent apparaître posidonies, bancs de poissons et parfois étoiles de mer sur les portions les plus préservées.

    Comptez entre 25 et 35 € pour 2 à 3 heures de balade, avec une ou deux pauses baignade. C’est l’option la plus simple avec des enfants qui nagent peu ou pas, des grands-parents, ou si vous arrivez encore un peu froissés d’une longue route. On est plus près d’un petit ferry que d’un catamaran chic, mais l’itinéraire vers la péninsule de La Victoria ou vers Formentor reste spectaculaire. En plein été, privilégiez les départs matinaux : moins de monde aux vitrages, et la mer est plus claire avant que le vent ne ride la surface.

    6. Cabrera en bateau depuis Colònia de Sant Jordi

    Quitter Majorque pour Cabrera, c’est changer de rythme. Classé parc national, l’archipel limite strictement le nombre de bateaux : on embarque depuis Colònia de Sant Jordi sur un bateau rapide ou un petit catamaran, direction une île sans hôtels, sans voitures, où le temps semble s’être arrêté au port et au vieux château.

    La plupart des sorties durent 4 à 6 heures, avec traversée, temps libre à terre et détour par la célèbre grotte bleue quand la mer le permet. Les prix tournent autour de 55 à 75 € par adulte, permis d’accès au parc inclus – un détail important : sans ce permis, impossible de débarquer. Les bateaux plus rapides réduisent le temps de trajet mais secouent davantage ; les versions catamaran offrent plus d’espace pour s’étendre. Réservez tôt en haute saison : les quotas journaliers remplissent vite, surtout de mi-juillet à fin août.

    7. Speedboat criques de Cala d’Or et parc de Mondragó

    Sur la côte est, autour de Cala d’Or, les criques s’enchaînent comme une collection de piscines naturelles. En speedboat, on les avale en séquence : Cala Esmeralda, Cala Ferrera, puis les anses plus sauvages du parc naturel de Mondragó. Le bateau accélère sur les portions ouvertes, ralentit à l’entrée des calas, coupe le moteur pour laisser les passagers plonger dans une eau très claire.

    Les sorties tournent souvent autour de 1h30 à 2h, pour 30 à 50 € selon le nombre de baignades incluses. C’est vif, ludique, parfois un peu bruyant : parfait pour les groupes d’amis, moins pour ceux qui rêvent de sieste. Si vous avez peur d’avoir le mal de mer, asseyez-vous à l’arrière, où le bateau tape moins. En été, ces speedboats partent presque en continu ; pour éviter la cohue, visez les premiers créneaux du matin ou la fin d’après-midi, quand la lumière se radoucit sur les falaises.

    8. Grottes marines et falaises de l’Est depuis Porto Cristo

    Porto Cristo n’est pas seulement le point de chute des fameuses grottes du Drach. C’est aussi un excellent départ pour explorer la côte en speedboat ou bateau semi-rigide. Au programme : falaises percées d’arches, petites grottes marines accessibles uniquement depuis la mer, et quelques sauts depuis les rochers pour ceux qui aiment se jeter à l’eau.

    Les circuits durent entre 2 et 3 heures, autour de 40 à 60 €. Quand la houle et le vent le permettent, les capitaines s’engouffrent dans certaines cavités où l’eau prend une teinte fluorescente. C’est spectaculaire mais dépendant des conditions météo : si le vent d’est (Llevant) souffle fort, attendez un jour plus calme plutôt que d’insister. Ici, reserver la veille ou 48h avant suffit souvent hors août ; en plein cœur de l’été, les meilleurs créneaux partent sur les grandes plateformes de réservation plusieurs jours à l’avance.

    9. Port de Sóller – Sa Calobra : la plus belle “ligne de bus” de l’île

    La route de Sa Calobra en voiture a ses adeptes, mais ceux qui l’ont expérimentée en plein mois d’août comprennent vite l’intérêt du bateau. Depuis le port de Sóller, de gros bateaux de passagers longent la côte nord, passent au pied des falaises orange de la Serra de Tramuntana et déposent tout le monde dans la petite crique de Sa Calobra, d’où l’on remonte à pied le Torrent de Pareis encaissé entre deux parois rocheuses.

    Ici, on n’est ni sur un catamaran chic ni sur un speedboat nerveux : plutôt un ferry côtier, stable, accessible à tous, y compris en poussette. Environ 35 à 45 € aller-retour, pour une traversée d’un peu moins d’une heure par sens. L’excursion a beaucoup de succès, parfois trop : en haute saison, partez tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur écrasante et la foule entassée sur le galet. Si vous louez une voiture, laissez-la à Sóller : combiner route, parking rare et bateau n’a aucun intérêt.

    10. Catamaran sunset dans la baie de Palma

    Fin de journée sur Palma : la chaleur retombe, la ville se colore de doré, et au large, les catamarans se positionnent juste assez loin pour embrasser toute la baie. Sur ces sorties sunset, l’ambiance change du tout au tout : musique plus présente, verres qui s’entrechoquent, couples qui posent devant la cathédrale en contre-jour.

    C’est la sortie en mer la plus festive de cette liste, clairement assumée comme telle. Environ 60 à 80 € pour 3 à 4 heures, parfois avec tapas ou barbecue inclus. Parfait pour célébrer un anniversaire, un séjour entre amis ou simplement une dernière soirée sur l’île. À éviter si vous rêvez de silence ou si vous voyagez avec de très jeunes enfants : choisissez plutôt un départ matin ou midi. Pour avoir une bonne place à l’avant, arrivez au ponton au moins 20 minutes avant l’embarquement, même si votre billet mentionne un siège garanti.

    11. Journée privée en catamaran dans la baie de Pollença ou d’Alcúdia

    Quand on est huit, dix ou douze, la frontière entre excursion “classique” et privatisation devient soudain plus floue. Sur la côte nord, plusieurs opérateurs proposent des catamarans entiers, skipper inclus, pour une journée à moduler à votre guise : calas de La Victoria, Formentor vu depuis la mer, longues pauses snorkeling là où les bateaux plus gros ne s’attardent pas.

    Les budgets grimpent, évidemment : comptez en général 1 200 à 1 500 € la journée pour un catamaran confortable, carburant et équipage compris, à diviser par le nombre de participants. Pour une famille élargie ou un petit évènement, le calcul devient intéressant, surtout hors très haute saison où les tarifs sont plus souples. Ici, inutile de passer par toutes les plateformes : contactez directement les compagnies locales ou des spécialistes comme Mallorca Boat Charters, qui connaissent bien les skippers et les zones de mouillage. Demandez toujours noir sur blanc la durée réelle à bord, ce qui est inclus (repas, paddle, équipement de snorkeling) et la politique météo.

    12. Côte sauvage d’Andratx et Dragonera en speedboat

    Beaucoup de visiteurs ne descendent jamais plus au sud-ouest que Port d’Andratx. C’est dommage : entre ce port chic et l’île de Dragonera, parc naturel posé en sentinelle à l’ouest de Majorque, la côte offre des falaises abruptes, des grottes discrètes et une impression de bout du monde qu’on retrouve peu ailleurs sur l’île.

    Les speedboats et semi-rigides locaux proposent des sorties de 3 à 4 heures, souvent entre 50 et 70 €, avec passage près de Dragonera et plusieurs arrêts baignade loin des grandes plages. L’eau est plus profonde, plus sombre aussi : parfaite pour ceux qui aiment nager au large. Cette zone est plus exposée au vent que la baie de Palma ; consultez la météo marine la veille et n’hésitez pas à décaler si le Mistral local (la Tramuntana) se lève. Pour ceux qui logent à Palma sans voiture, c’est l’une des rares occasions de voir ce bout de côte sans s’embarquer dans une longue randonnée.

    Catamaran ou speedboat à Majorque : comment trancher en 2026 ?

    Ces dernières saisons, environ 80 % des réservations se concentrent sur les routes du nord et de l’est de l’île, où dominent les catamarans et les gros bateaux côtiers. Les speedboats, eux, se taillent la part belle sur les criques de l’est et le sud-ouest plus sauvage. Pour choisir sans hésiter :

    • Choisissez le catamaran si vous partez pour 4–6h, que vous voyagez en famille ou en groupe, et que vous tenez au confort : grande stabilité, ponts spacieux, souvent repas inclus. Budget moyen : 50–80 € par adulte.
    • Choisissez le speedboat si vous voulez une sortie courte (1–3h), du rythme, plusieurs criques en peu de temps et des sensations de vitesse. Budget moyen : 30–60 €, souvent sans repas.
    • Pensez ferry côtier (Port de Sóller – Sa Calobra, bateaux à fond de verre) si vous avez des enfants petits, des personnes âgées ou si le mal de mer est une vraie crainte : ce sont les bateaux les plus stables.
    • En privé, catamarans et speedboats grimpent autour de 1 200–1 500 € la journée avec skipper : intéressant à partir de 8–10 personnes, ou pour un évènement (anniversaire, EVJF, petits groupes corporate).
    • Enfin, regardez les notes récentes : les meilleures excursions affichent au moins 4,5/5 et des avis datés des dernières semaines. Si un tour ne reçoit plus de commentaires depuis des mois, posez des questions avant de réserver.

    Comment réserver son excursion bateau à Majorque en 2026

    Les bons bateaux se remplissent plus vite que les transats d’un beach club un dimanche d’août. Quelques réflexes simples évitent les déceptions, surtout entre avril et octobre où la plupart des compagnies tournent à plein régime.

    • Anticipez de 48 à 72h pour les catamarans nord et les sorties Cabrera en haute saison. Les speedboats courts sont plus faciles à réserver en dernière minute, sauf autour du 15 août.
    • Regardez la météo marine sur des sources fiables (comme l’agence météo espagnole) : vent soutenu du nord ou de l’est = mer plus formée sur les côtes exposées. Sur un catamaran, ça reste jouable ; en speedboat, ça devient vite sportif.
    • Comparez les plateformes : Sunbonoo, Yumping, CheckYeti, GetYourGuide ou Viator agrègent beaucoup d’offres et affichent des avis détaillés. Pour un tour identifié, passez ensuite voir le site de l’opérateur : parfois, les prix directs sont un peu plus doux ou les disponibilités plus larges.
    • Vérifiez les conditions d’annulation : en 2026, la plupart des sorties proposent l’annulation gratuite jusque 24h avant. Pratique si la météo tourne ou si vous changez d’avis.
    • Choisissez votre port de départ en fonction de votre base : inutile de traverser l’île aux aurores si un très bon tour part déjà à 20 minutes de votre logement. Palma, Alcúdia, Pollença, Cala d’Or, Porto Cristo et Sóller couvrent la grande majorité des besoins.
    • Regardez l’horaire plus que la durée : un tour de 4h en plein cagnard de 12h à 16h n’a rien à voir avec un 9h–13h ou un sunset, surtout avec des enfants.

    Selon votre humeur : quelle sortie en mer choisir ?

    Si vous venez pour une première découverte de l’île, le grand catamaran d’Alcúdia vers Formentor (n°1) ou le catamaran Palma – Cala Vella (n°2) résument bien Majorque côté mer : confort, baignades, paysages variés. Pour une touche nature plus brute, misez sur Cabrera (n°6) ou les dauphins à l’aube (n°4).

    Envie de bouger, d’adrénaline et de criques à la chaîne ? Les speedboats de Cala d’Or (n°7), Porto Cristo (n°8) ou Andratx–Dragonera (n°12) donnent ce grain de folie qui manque parfois aux grandes sorties. Et si vous venez en tribu, le catamaran privé au nord (n°11) concentre tout ce que Majorque fait de mieux en une journée : liberté de l’itinéraire, rythme choisi, et la sensation rare d’avoir, l’espace de quelques heures, l’île pour vous.

    Le reste n’est qu’affaire de vent, d’horaire… et de ce que vous êtes venus chercher. À Majorque, la mer est rarement loin ; en 2026, elle est surtout plus simple que jamais à apprivoiser, à condition de choisir le bon bateau au bon moment.

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    Snorkeling à Majorque : 12 spots pour plonger dans la vraie Méditerranée

    Majorque se comprend autrement quand on met la tête sous l’eau. La lumière change, le bruit des chiringuitos disparaît, ne restent plus que le cliquetis des saupes dans les posidonies et les ombres rapides des labres entre les rochers.

    Ce guide est pensé pour celles et ceux qui voyagent léger – masque, tuba, palmes – et veulent des sorties de 1 à 2 heures, pas un cursus de plongée. Nous avons sélectionné 12 spots, du sud aux îlots protégés, en fonction de quatre critères : qualité de la visibilité (souvent 20 à 30 m en saison), richesse de la vie marine, accès réaliste pour un voyageur indépendant en 2024-2025, et ambiance générale sur place.

    À retenir avant de plonger : de fin avril à octobre, l’eau tourne entre 22 et 26°C, avec un pic de clarté en mai-juin et septembre-octobre. Les réserves marines (El Toro, Malgrats, Cabrera, Dragonera…) se sont encore renforcées récemment : quotas, bouées anti-ancrage, patrouilles. C’est une bonne nouvelle pour les poissons… et pour vos sessions de snorkeling à Majorque.

    Les 12 meilleurs spots de snorkeling à Majorque

    1. El Toro, la réserve qui donne le ton

    Au sud-ouest de Majorque, face à Port Adriano, El Toro est la réserve marine qui fait changer d’échelle : ici, on comprend ce que veut dire « laisser la mer tranquille quelques années ». L’eau est d’un bleu dense, la visibilité flirte avec les 25-30 m, et les bancs de barracudas tournent comme des rubans d’acier autour des patates rocheuses. C’est probablement le meilleur spot du sud pour un premier vrai choc sous-marin.

    On y accède en bateau, via les clubs locaux de Santa Ponsa ou Andratx (sorties snorkel dédiées, comptez 30–50 € pour 2 h, souvent via des opérateurs comme Howlanders ou Manawa). Niveau requis : être à l’aise en mer ouverte, palmes aux pieds, mais rien de technique. Visez le matin avant le vent thermique, entre mai et octobre, avec un shorty si vous êtes frileux. En 2025, la zone est strictement balisée : pas d’ancre sur les posidonies, pas de pêche, patrouilles régulières. En échange, vous nagez entre mérous juvéniles, saupes et castagnoles comme dans un aquarium qui aurait tourné le dos au plastique.

    2. Caló des Moro, la carte postale avant 9 heures

    Caló des Moro, au sud-est, c’est la crique qui sature Instagram. Mais si vous arrivez vers 8 h, masque en main plutôt que smartphone au poing, vous la verrez autrement. Le couloir étroit, encadré de falaises blondes, agit comme un piège à lumière : l’eau prend ce turquoise laiteux qui fait oublier que vous n’êtes qu’à quelques kilomètres de la MA-19. Sous la surface, relief simple mais efficace : rochers tapissés d’algues, petites grottes peu profondes, nuages de girelles et parfois un poulpe qui change de couleur contre la paroi.

    Accès en 15–20 minutes de marche depuis les parkings au-dessus de Cala Llombards, sur un sentier raide et caillouteux (oubliez les tongs). Depuis les restrictions sur les bateaux privés, la baie est beaucoup plus calme en journée ; on s’y sent vraiment nageur, pas figurant dans un trafic de yachts. Idéale pour les débutants et les familles avec ados, surtout hors juillet-août. Si vous logez dans le coin, combinez Caló des Moro tôt le matin puis filez plus tard vers Mondragó ou Cala Santanyí pour retrouver un peu d’espace.

    3. Cala Blava, le snorkeling de poche à deux pas de Palma

    Cala Blava, sur la rive est de la baie de Palma, c’est la solution quand on veut voir des poissons sans s’enfoncer au fin fond de l’île. Un quartier résidentiel, quelques escaliers de béton qui descendent vers des plateformes rocheuses, et soudain, la baie s’ouvre : eau claire, fond rocheux, herbiers de posidonies bien dessinés, parfaits pour un repérage express de la Méditerranée majorquine.

    La zone a été récemment réorganisée : bouées anti-ancrage, chenaux balisés, ce qui limite le ballet des bateaux et rend le snorkeling plus serein. On y vient en bus depuis Palma (ligne 23, une vingtaine de minutes) ou en voiture si vous acceptez de tourner un peu pour vous garer. Par mer calme, c’est un terrain de jeu idéal pour débutants, enfants et premiers essais de snorkeling à Majorque : poulpes dans les anfractuosités, bancs de saupes, parfois une petite raie se faufile sur le sable plus au large. Un bon plan pour un dernier plouf avant de reprendre l’avion.

    4. Parc national de Cabrera, la clarté sous quota

    Au sud de Majorque, Cabrera n’est pas une sortie « en plus » : c’est une journée entière à consacrer à la mer. L’archipel, classé parc national, limite ses visiteurs quotidiens à quelques centaines de personnes, ce qui se ressent immédiatement sous l’eau. En arrivant près de la Cova Blava ou des petites anses de la côte nord, la mer prend cette transparence presque irréelle où vous voyez les galets, 15 m plus bas, comme s’ils étaient à portée de palme.

    On y accède uniquement en bateau, au départ de Colònia de Sant Jordi ou de Palma, via des excursions organisées (environ 40–60 € la journée, snorkeling inclus). La plupart des sorties prévoient un ou deux arrêts masque et tuba d’une heure, encadrés, idéals pour des nageurs intermédiaires. Réservation indispensable en haute saison : les quotas sont vite atteints entre juin et septembre. Ce qui distingue Cabrera du reste de Majorque, c’est le silence : pas de musique de plage, pas de moteur à proximité, seulement le grésillement des herbiers et, si vous avez de la chance, la lente apparition d’un mérou entre deux surplombs rocheux.

    5. Cala Agulla, la pinède qui plonge dans le bleu

    À l’extrémité nord-est de l’île, Cala Agulla aligne tous les clichés d’une « belle plage »… mais la vraie vie se passe sur les côtés. L’immense croissant de sable blanc bordé de pinède est parfait pour poser la serviette, mais c’est le long des falaises rocheuses, au nord comme au sud de la baie, que le snorkeling devient intéressant : fond de 3 à 10 m, tapis de posidonies, rochers habités par des bancs de castagnoles, des girelles et quelques murènes discrètes.

    Le matin, avant que le vent ne se lève, l’eau est d’un turquoise presque laiteux, avec souvent plus de 20 m de visibilité. Accès simple : parking (payant en saison) à l’arrière de la plage, dix minutes de marche maximale. C’est une excellente option pour les familles : on peut alterner château de sable et exploration le long des rochers, sans logistique compliquée. Si vous hésitez entre les grandes plages du nord-est, choisissez Cala Agulla pour le snorkeling, et laissez Mesquida aux amateurs de vagues.

    6. Porto Colom & Cova d’es Coloms, l’effet cathédrale

    Porto Colom a gardé un air de port tranquille pendant que d’autres villages se transformaient en décors. Depuis ses quais, de petites embarcations partent en direction des grottes marines voisines, dont la Cova d’es Coloms, star discrète des snorkelers qui aiment les jeux de lumière. On entre par une bouche sombre, on s’habitue, et soudain le plafond se relève, percé de puits de lumière : sous l’eau, des colonnes rocheuses et des faisceaux bleus qui donnent vraiment cette impression de nager dans une nef inondée.

    Ici, le fond descend vite à 5–10 m, mais la grotte reste largement accessible à ceux qui sont à l’aise en mer et ne paniquent pas dès que le soleil disparaît. Un guide local est vivement recommandé : pour choisir la bonne entrée selon le vent, gérer les timings de marée et assurer la sécurité du groupe. La plupart des sorties durent 1 h 30 à 2 h, équipement compris (comptez 35–50 € par personne). C’est le spot parfait si vous voulez une première expérience de grotte marine sans vous lancer dans de la spéléo aquatique.

    7. Cala Santanyí & Cala Figuera, le duo tranquille du sud-est

    On parle souvent de Caló des Moro, mais le sud-est se savoure aussi dans un registre plus calme, entre Cala Santanyí et Cala Figuera. La première est une plage de sable encaissée, très familiale ; la seconde, un port de pêche en fjord étroit où les barques vertes et blanches semblent posées pour toujours. Sous l’eau, les deux se complètent bien : à Santanyí, on suit les falaises vers l’extérieur de la baie, on longe des surplombs où se cachent poulpes et étoiles de mer ; à Figuera, on explore les côtés du chenal, dans une eau étonnamment claire pour un port.

    Le grand avantage de ce duo, c’est son rythme. En début ou fin de journée, quand les bateaux de visite sont au repos, on peut presque tout faire à la nage depuis la plage ou les petites cales du port, sans besoin de bateau ni de long trajet en voiture. C’est aussi une excellente base de repli les jours où les criques plus « spectaculaires » sont saturées : on garde le charme du sud-est, mais dans une ambiance village, avec juste ce qu’il faut de vie marine pour occuper masque et tuba pendant une bonne heure.

    8. Cala Mondragó, la leçon de posidonies en plein parc naturel

    Dans le parc naturel de Mondragó, la côte est cesse de jouer à la carte postale pour redevenir un bout de littoral méditerranéen presque pédagogique. Deux criques principales, S’Amarador et Cala Mondragó, reliées par un sentier côtier de quelques minutes, encadrent un patchwork de sable, de rochers et d’herbiers de posidonies parfaitement lisibles depuis la surface. On voit clairement la limite entre le sable blanc et ces « prairies » sombres qui abritent seiches, petits poissons de roche et toute une microfaune discrète.

    L’accès se fait par la route, avec un parking à l’entrée du parc (payant en saison), puis une courte marche. Idéalement, arrivez avant 10 h : l’eau est plus calme, le soleil déjà assez haut pour éclairer le relief, et les groupes organisés pas encore débarqués. Ici, on ne cherche pas le grand frisson, mais la régularité : visibilité souvent au-dessus de 20 m, fond peu profond (4–10 m), parfait pour sensibiliser enfants et ados à ce qu’ils ont sous les palmes. Et une fois la session terminée, les sentiers du parc permettent de prolonger la journée sans remettre les clés de la voiture dans le contact.

    9. Isla del Sec, les épaves sous vos palmes

    Au large de la côte est, Isla del Sec est un petit caillou anodin… si l’on ne sait pas ce qui repose autour. Deux épaves, posées sur un fond plus profond, servent de support à une explosion de vie sous-marine : gorgones, nuages de castagnoles, mérous timides et murènes qui se faufilent entre les tôles. En snorkeling, on ne descend pas jusqu’aux 30 m des plongeurs bouteille, mais par bonne visibilité, on devine nettement les silhouettes sombres des coques tapissées d’algues.

    On y va forcément en bateau, via les centres de la côte nord-est (Cala Millor, parfois Cala Ratjada), qui proposent des sorties mixtes plongée/snorkeling. L’intérêt ici n’est pas la proximité du rivage, mais le frisson de profondeur : il faut être à l’aise en pleine eau, palmes solides, et respecter les consignes du guide. Quand la mer est d’huile et que le soleil est haut, c’est l’un des rares endroits de Majorque où l’on ressent si nettement la présence d’épaves sans bouteille sur le dos.

    10. Sa Dragonera, lézards à terre, barracudas en mer

    Face au petit village de Sant Elm, Sa Dragonera s’étire comme un dragon couché sur l’horizon. Sur terre, la star, ce sont les lézards bleutés qui courent entre les rochers. Sous l’eau, la réserve offre un tout autre spectacle : tombants abrupts qui plongent dans un bleu profond, bancs de barracudas qui patrouillent près de la surface, nuées de sars et de saupes le long des escarpements.

    Les navettes depuis Sant Elm ou Port d’Andratx mettent une quinzaine de minutes ; beaucoup d’excursions prévoient un arrêt snorkeling dans une crique abritée de l’île. Par mer calme, les conditions sont idéales même pour des snorkelers intermédiaires, à condition de rester près de la paroi et de garder un œil sur les bateaux. C’est le genre de sortie parfaite à caler sur une demi-journée : petite rando jusqu’au phare, pique-nique, puis plongée masque sur le nez avant de rentrer. Si vous cherchez un compromis entre sensation de « bout du monde » et logistique simple, Dragonera coche beaucoup de cases.

    11. Îles Malgrats, la réserve aux portes de Santa Ponsa

    Les Malgrats sont deux îlots rabotés par le vent, juste en face de Santa Ponsa. De loin, on n’imagine pas que ce minuscule archipel soit l’un des terrains de jeu favoris des clubs de snorkeling de la baie. Mais une fois le bateau amarré sur les bouées de la réserve, tout s’éclaire : falaises sous-marines découpées, larges nappes de posidonies, bancs compacts de saupes qui vous entourent dès que vous quittez l’échelle.

    La plupart des sorties partent de Santa Ponsa ou du Port d’Andratx, souvent via des clubs locaux ou des opérateurs comme Dream Yacht Charter pour les versions plus « voile + baignade ». Comptez 25–40 € pour 2 heures de mer, équipement compris. Niveau requis : être à l’aise en pleine eau, mais la présence du bateau à proximité rassure même les moins confiants. Si vous logez à l’ouest de Palma sans voiture, c’est probablement votre meilleure porte d’entrée vers un vrai snorkeling de réserve marine, sans passer la journée en excursion.

    12. Es Trenc, le grand bain prolongé

    Es Trenc, tout au sud, est avant tout connue pour sa bande de sable interminable, ses salines et son allure « plage des Caraïbes en version majorquine ». Pour le snorkeling, il faut savoir où regarder : ce ne sont pas les 2 km de sable qui comptent, mais les zones rocheuses aux extrémités, côté Ses Covetes et vers la pointe plus sauvage près des salines. Là, les herbiers de posidonies alternent avec des pans de sable blanc : un damier naturel où se promènent saupes, sars, petits labres et parfois une seiche qui se confond avec le fond.

    On y accède en voiture (grands parkings payants), puis en marchant quelques centaines de mètres pour s’éloigner des accès principaux. L’eau y est parmi les plus chaudes de l’île en plein été, ce qui en fait un terrain de jeu idéal pour de longues sessions lentes, masque sur le visage, sans frissonner. Visez tôt le matin ou en fin d’après-midi, quand la lumière est rasante et la plage moins dense. Si vous ne deviez choisir qu’un seul endroit pour combiner longue marche sur le sable, baignade et une bonne heure de snorkeling facile, Es Trenc ferait partie des candidats sérieux.

    Équipement, saisons, sécurité : l’essentiel pour bien snorkeler à Majorque

    La bonne nouvelle, c’est qu’à Majorque, nul besoin d’une valise de plongée pour en profiter. Un kit simple suffit pour la plupart des spots cités, surtout entre mai et octobre quand l’eau dépasse régulièrement les 22 °C.

    • Le minimum vital : masque bien ajusté, tuba avec soupape, palmes courtes. Si vous ne voulez rien transporter, comptez 8–15 € la journée de location dans les zones balnéaires (Palma, Port d’Andratx, Cala Ratjada…).
    • Le petit plus confort : un shorty 2–3 mm pour rallonger les sessions au printemps et en automne, ou pour ceux qui frissonnent vite. Facile à trouver chez Decathlon España à Palma.
    • La sécurité de base : ne jamais partir seul, prévenir quelqu’un à terre, utiliser une bouée de signalisation en pleine eau, surveiller vent et houle sur une appli type Windy ou Météo Baléares, et respecter les zones de baignade balisées.
    • Le respect de la mer : ne pas toucher les animaux, ne pas piétiner les herbiers de posidonies, ne rien prélever, éviter les crèmes solaires agressives. Les amendes pour perturbation de la faune dans les réserves sont réelles, mais la vraie sanction, ce serait de voir ces spots s’appauvrir.

    Gardez aussi en tête le rythme de l’île : très tôt le matin et fin d’après-midi sont les meilleurs moments pour allier lumière douce, mer plus calme et fréquentation raisonnable. En plein été, réservez vos excursions (Cabrera, Dragonera, Malgrats, El Toro) plusieurs jours à l’avance via les plateformes ou directement auprès des petits clubs portuaires.

    Comment choisir vos spots selon votre voyage

    Pour un court séjour, mieux vaut accepter de faire des choix clairs. Si vous êtes basé à Palma sans voiture, construisez votre programme autour de Cala Blava pour l’accès facile, puis d’une sortie bateau vers El Toro ou les Malgrats. Avec une voiture et deux jours devant vous, combinez un sud-sud-est (Caló des Moro + Mondragó + éventuellement Es Trenc) et un jour « îlots » (Cabrera ou Dragonera selon l’envie d’excursion).

    En famille, privilégiez les plages à fond progressif et à logistique simple : Cala Agulla, Mondragó, Santanyí, Es Trenc. Pour les snorkelers déjà à l’aise qui cherchent un peu plus de relief et d’émotion, regardez du côté d’El Toro, des Malgrats, d’Isla del Sec ou de la Cova d’es Coloms. Dans tous les cas, partez léger, informé, et laissez à la mer le temps de vous raconter ce qu’est vraiment Majorque, au-delà des cartes postales.

  • Dauphins à Majorque : les 12 meilleures expériences éthiques en 2026

    Dauphins à Majorque : les 12 meilleures expériences éthiques en 2026

    Dauphins à Majorque : les 12 meilleures expériences éthiques en 2026

    Le nord de Majorque se réveille bien avant les premiers cocktails. Sur les quais d’Alcúdia ou de Pollença, on croise des silhouettes encore froissées de sommeil, des thermos de café, et cette odeur de gasoil froid qui annonce la mer du matin. Au large, les premiers souffles de dauphins percent la surface, loin de l’agitation des plages.

    On a passé au crible l’offre « dauphins Majorque » en 2026 : taux d’observation réels, pratiques éthiques (distance respectée, pas d’appâts, groupes raisonnables), types de bateaux, ambiance à bord. Résultat : 12 expériences qui méritent vraiment le réveil avant l’aube, classées par zones et par style, avec un parti pris clair en faveur du nord de l’île, là où les rencontres sont les plus probables (souvent 80-95 % de sorties réussies entre mai et septembre).

    Si vous cherchez des selfies collés à un dauphin ou des shows déguisés en sorties « nature », passez votre chemin. Ici, on parle de rencontres à distance respectueuse, de lumière rasante sur la Serra de Tramuntana, et de guides qui savent dire « aujourd’hui, on n’insiste pas, les animaux ont autre chose à faire ».

    1. Alcudia Sea Trips – lever de soleil sur les dauphins de Formentor

    Si vous ne choisissez qu’une seule sortie dauphins à Majorque, faites-la ici, au lever du soleil. Le bateau quitte Port d’Alcúdia quand les néons des hôtels clignotent encore, file vers le large en direction du Cap Formentor, et soudain, entre deux gorgées de café, la mer commence à bouger : dorsales qui tracent, groupes de grands dauphins qui croisent en diagonale devant l’étrave. Les taux d’observation frôlent généralement les 90-95 % en haute saison, mais ce qui marque, c’est le tempo : on observe, on coupe les moteurs, on laisse les animaux décider de la distance.

    Les bateaux sont de taille intermédiaire (bien loin des monstres de 200 places), assez stables pour les familles, assez maniables pour ne pas transformer la rencontre en rodéo. Petit-déjeuner simple mais bienvenu, commentaires de guides qui connaissent le coin vague par vague, et souvent une halte discrète pour nager près d’Es Coll Baix au retour. À réserver au moins quelques jours à l’avance en été, et idéalement la première matinée de votre séjour : si la météo joue contre vous, vous aurez encore des jours pour vous reprogrammer.

    2. Cap Formentor Dolphin Expedition – la péninsule en cinémascope

    Départ de Puerto Pollença, cap droit vers l’un des paysages les plus spectaculaires de Majorque. Ici, l’expérience vaut autant pour la faune que pour la géographie : falaises de Formentor qui se découpent dans une lumière laiteuse, mer souvent plus fraîche et profonde, bandes de dauphins bleus et blancs qui jouent avec le relief sous-marin. Les sorties très matinales (autour de 6–7 h) profitent du calme plat et d’une activité souvent maximale des cétacés.

    On apprécie particulièrement les bateaux qui limitent volontairement la taille des groupes (souvent moins de 50 personnes), avec une vraie lecture naturaliste : on parle d’espèces, de comportements, de pressions humaines, pas seulement de « shows ». Certaines excursions combinent un arrêt snorkeling dans une crique isolée, mais l’observation des dauphins reste la priorité, sans poursuite ni changement brutal de trajectoire. Si vous logez à Playa de Muro ou Can Picafort, prévoyez une voiture de location : vous gagnerez en flexibilité sur l’horaire, surtout pour les créneaux à l’aube.

    3. Croisière dauphins en petit groupe depuis Cala Ratjada – le nord-est en version intime

    Cala Ratjada, c’est le bout de Majorque qui regarde déjà Minorque. De là partent quelques petites embarcations qui jouent la carte inverse des catamarans à étages : moins de 20 passagers, pas de musique, et une recherche assumée de discrétion. On quitte vite la côte, on gagne les eaux plus profondes du nord-est, moins saturées de bateaux que la baie d’Alcúdia, et on patiente. Quand un groupe de dauphins surgit, la proximité est souvent plus forte, pas parce qu’on s’approche davantage, mais parce qu’on les partage avec moins de monde.

    C’est l’option à privilégier si vous êtes allergique aux mégaphones et aux toboggans, ou si vous voyagez en petit groupe d’amis qui veulent réellement écouter les souffles et les sauts plutôt que la playlist du jour. Les taux d’observation sont très bons en été, mais la mer peut y être plus formée : à éviter si vous craignez vraiment le mal de mer. Arrivez en avance, prenez un coupe-vent même en plein août, et parlez-en avec le skipper : ici, le relationnel fait partie de l’expérience.

    4. Starfish Catamaran – dauphins et criques turquoise du sud-est

    Au sud-est, entre Portocolom, Portopetro et Cala d’Or, les catamarans Starfish sillonnent une côte qui ressemble davantage à une succession de piscines naturelles qu’à de la haute mer. Le matin, certaines sorties poussent plus au large pour chercher les dauphins dans le secteur de Cala Mondragó, avant de revenir lézarder dans les anses turquoise. L’observation est parfois un peu moins spectaculaire qu’au nord (les taux tournent plutôt autour de 80–85 % en bonne saison), mais l’ambiance est ludique : toboggans, sauts depuis le pont, grandes nappes de lumière sur l’eau.

    Côté éthique, on est sur des bateaux plus gros et plus familiaux, mais les meilleurs équipages respectent les distances, ne coupent pas la route aux groupes de dauphins et refusent toute forme d’appât. À choisir si vous logez déjà dans le sud-est et que vous voulez combiner « journée de mer » et chance de voir des dauphins sans traverser toute l’île à l’aube. Réservez le créneau du matin si votre priorité est vraiment la faune ; l’après-midi, on est plus proche de la balade en mer festive.

    5. Santa Ponsa Dolphin Catamaran – fond de verre et sud-ouest en douceur

    Dans la baie de Santa Ponsa, au sud-ouest de Majorque, les catamarans à fond de verre offrent une porte d’entrée confortable sur le monde des dauphins pour ceux qui n’ont pas envie de traverser l’île. On embarque directement depuis la plage, on longe la côte jusqu’aux eaux plus ouvertes, et l’on observe autant les silhouettes qui filent sous la coque que les sauts en surface.

    Les taux d’observation restent honorables (autour de 80–88 % en plein été), avec souvent des dauphins jouant dans l’étrave par mer calme. Le revers : des bateaux plus gros, des groupes parfois importants, et une atmosphère plus balnéaire. Mais l’équipe, quand elle est bien formée, veille à ne pas encercler les animaux ni à cumuler les bateaux sur un même groupe. Parfait pour les familles avec jeunes enfants ou grands-parents, pour qui la stabilité du catamaran et la vision sous-marine font une vraie différence. Ici plus qu’ailleurs, arrivez tôt pour embarquer à l’ombre et éviter la cohue des jours de canicule.

    6. Excursions Andratx & Camp de Mar – dauphins au pied des falaises

    Entre Port d’Andratx et Camp de Mar, la Serra de Tramuntana plonge directement dans la mer. C’est dans ce décor de falaises plissées que quelques bateaux partent chercher les dauphins en suivant les cassures de profondeur. L’ambiance est plus « bout du monde » qu’à Palma, avec des lumières superbes en début de matinée et souvent des eaux très claires.

    Les sorties sont généralement plus courtes (2 à 3 heures), idéales si vous séjournez à l’ouest de l’île ou que vous voulez caser l’observation des dauphins avant une journée de criques. On voit surtout des grands dauphins, parfois d’autres cétacés de passage, et quelques tortues les bons jours. Attention toutefois : certains opérateurs mixent ici promenade côtière, snorkeling et dauphins dans un même créneau. Si la rencontre avec les cétacés est votre priorité, demandez clairement avant de réserver quel est l’axe principal de la sortie.

    7. Croisières familiales depuis Peguera – initiation sans pression

    Peguera est l’adresse des familles qui veulent tout faire à pied : plage, glace, promenade, et, oui, croisière dauphins. Les petites compagnies locales proposent des sorties de 2 heures vers le large, à un rythme tranquille. Pas de réveil à 5 h : on part souvent plus tard que dans le nord, ce qui réduit un peu les chances par mer chaude, mais offre une excellente première expérience pour des enfants qui découvrent la mer ouverte.

    Les bateaux sont stables, la distance à parcourir raisonnable, et les équipages habitués aux questions en cascade des plus jeunes. On y croise fréquemment des groupes de dauphins sauteurs sur les zones de rupture de profondeur au large de la côte. En contrepartie, il faut accepter que l’ambiance soit plus tournée vers la balade côtière que vers un vrai suivi naturaliste. À privilégier si vous logez à Peguera ou Santa Ponsa et que vous ne voulez pas louer de voiture : la facilité d’accès fait ici partie de la valeur de l’expérience.

    8. Croisières « express » 2 h depuis le nord – pour les séjours serrés

    Entre Alcúdia et Pollença, plusieurs opérateurs proposent désormais des formats raccourcis de 2 heures, souvent tôt le matin. L’idée : sortir rapidement de la baie, viser une zone connue pour ses rencontres fréquentes, observer sans s’attarder, puis revenir avant que la chaleur et le vent thermique ne se lèvent. C’est le compromis idéal si vous êtes en long week-end ou que vous voyagez avec des enfants peu patients.

    Ces croisières « express » demandent d’autant plus de sérieux côté éthique : la tentation de « rentabiliser » le créneau en multipliant les allers-retours autour d’un groupe de dauphins existe. Privilégiez les bateaux de taille modeste qui annoncent clairement un code de conduite (distance minimale, durée maximale d’interaction, pas plus d’un ou deux bateaux auprès d’un même groupe). C’est aussi ici que les réservations partent le plus vite en juillet-août : visez une réservation au moins deux à trois semaines en avance pour avoir le créneau du tout début de matinée.

    9. Parc national de Cabrera en voilier ou yacht – la croisière naturaliste

    Cap plein sud depuis Colònia de Sant Jordi ou Portopetro, direction l’archipel de Cabrera. On vient ici pour les eaux protégées et la sensation de glisser dans un autre temps, mais le trajet offre aussi de belles chances d’apercevoir des dauphins, parfois en petits groupes discrets qui longent l’étrave, parfois plus loin, en chasse. La faune n’est pas « garantie » comme dans le nord, mais la qualité du cadre compense largement : peu de trafic, une mer souvent d’un bleu dense, et des embarcations plus calmes (voiliers, petits yachts) que les gros catamarans de ligne.

    La réglementation de Cabrera limite le nombre de bateaux et impose déjà une approche plus respectueuse des écosystèmes. C’est l’option à choisir si vous voulez une vraie journée de mer, où les dauphins deviennent un moment parmi d’autres : bains dans des criques translucides, visite de l’île, plongées dans la fameuse grotte bleue. Les tarifs sont plus élevés, surtout en privatisation, mais le partage de l’espace avec peu d’autres navires change tout. Pensez à réserver longtemps à l’avance : l’accès au parc fonctionne sur quotas, et les créneaux d’été se remplissent tôt.

    10. Sorties lever de soleil multi-opérateurs – le « club des 6 h du matin »

    Que ce soit affiché sous un nom d’agence locale ou via une plateforme de réservation, une constante revient : les sorties programmées au lever du jour sont presque toujours celles avec les meilleurs taux de rencontre, surtout de mai à septembre. On embarque dans une semi-obscurité encore fraîche, on quitte le port en glissant devant les hôtels endormis, et on rejoint les zones de chasse matinale des dauphins avant que les premiers ferries ne se réveillent.

    Ce format s’est affiné ces dernières années : bateaux parfois hybrides ou équipés de moteurs plus silencieux, équipages formés aux codes de conduite internationaux, et communication plus honnête sur les probabilités réelles d’observation. Où que vous soyez basé sur l’île, si voir des dauphins est l’un de vos objectifs majeurs, bloquez une matinée très tôt dans votre séjour pour une sortie « sunrise » dans le nord. Oui, le réveil pique. Mais c’est souvent la différence entre une mer vivante et une grande flaque bleue sans mouvement.

    11. Plateformes comme GetYourGuide ou Sunbonoo – bien choisir son bateau

    Une particularité de Majorque en 2026 : une grande partie de l’offre dauphins passe par des plateformes de réservation en ligne plutôt que par des sites d’opérateurs. C’est pratique, mais ça uniformise les descriptions et rend plus difficile l’identification des sorties vraiment éthiques. Pourtant, bien utilisées, ces plateformes deviennent un excellent outil pour trier les expériences.

    Les indices à regarder : taille réelle du bateau (cherchez la capacité maximale et visez en dessous de 100 personnes, idéalement moins de 50), mention explicite de la distance de sécurité, absence d’appâts ou de « show » avec nourrissage, et avis récents (2024–2025) qui parlent de respect, de temps d’observation raisonnable, et pas seulement de « sauts spectaculaires ». Lisez aussi ce que répond l’opérateur aux critiques : ceux qui expliquent pourquoi une sortie est parfois annulée ou écourtée par respect des animaux sont souvent ceux avec qui l’on veut être en mer.

    12. Kayak et paddle guidés à Alcúdia & Pollença – l’alternative douce

    On ne pense pas spontanément « dauphins » en enfilant un gilet de sauvetage sur une plage encore vide, au bout de la baie d’Alcúdia. Pourtant, quelques sorties en kayak ou en paddle guidé longent désormais les zones où les dauphins s’approchent parfois de la côte, surtout tôt le matin. Ici, pas question de « chercher » les groupes au large : on se contente de parcourir la frange côtière, en silence, et on accepte que la rencontre soit un cadeau, pas une promesse.

    C’est, de loin, l’option la plus douce pour l’environnement : pas de moteur, zéro bruit ajouté, une proximité avec la mer qui change tout dans la façon dont on la regarde. On y voit plus souvent des raies, des poissons et des oiseaux marins que des dauphins, mais les rares fois où un petit groupe passe à distance, l’émotion est brute, sans micro ni haut-parleur pour la commenter. À choisir si vous avez déjà fait une sortie bateau, ou si votre priorité est la sobriété d’impact plutôt que la garantie de résultats.

    Quand et comment organiser votre sortie dauphins à Majorque

    La saison la plus favorable s’étend globalement de mai à septembre, avec un pic d’observations entre juin et août. Dans le nord (Alcúdia, Pollença, Formentor), les meilleurs opérateurs annoncent souvent 80–95 % de sorties avec dauphins en haute saison ; au sud et au sud-ouest, on tourne plutôt autour de 75–85 %, avec une mer parfois plus fréquentée.

    • Heure idéale : vise le créneau 6 h – 9 h. L’eau est plus calme, la lumière plus douce, le trafic quasi nul.
    • Réservation : en juillet-août, anticipez d’1 à 2 mois pour les levers de soleil au nord. En mai-juin ou septembre, une à deux semaines peuvent suffire.
    • Mer et santé : prenez un traitement contre le mal de mer une heure avant si vous êtes sensible, même par temps apparemment calme.
    • Équipement : coupe-vent léger, chapeau qui tient, crème solaire minérale, jumelles si vous en avez, et une housse étanche pour le téléphone plutôt qu’un grand reflex que vous n’oserez pas sortir.
    • Enfants : la plupart des sorties acceptent les enfants à partir de 3–4 ans. Préférez les durées 2–3 heures et les bateaux stables.

    En résumé : pour une première fois, visez le nord au lever du jour, sur un bateau de taille moyenne, avec un opérateur qui parle sans détour de respect des animaux et de conditions météo. Pour les familles qui veulent éviter la voiture, le sud-ouest reste une belle option pratique. Et pour ceux qui ont déjà tout fait, Cabrera ou le kayak à l’aube offrent une autre façon de croiser – ou non – la route des dauphins de Majorque.